Se lancer comme freelance n'est pas un acte anodin. Il est nécessaire de bien étudier tous les avantages et les inconvénients de ce statut afin de maximiser vos chances de réussites. Ce guide va vous aider à comprendre comment calculer votre salaire freelance.
Ces avis et conseils vous aideront à vous lancer et démarrer votre activité de freelance. Ce guide vous permettra également de : calculer votre salaire freelance avec différents statuts, de pouvoir le comparer avec les autres statuts existants ou encore de calculer votre tjm (taux journalier moyen) annuel et mensuel pour facturer vos client au juste prix.
Le statut du freelance est très développé en France. Ce statut est à la fois souple, flexible et les démarches pour acquérir ce statut sont plutôt simples. Cependant, il est important de bien se renseigner pour faire les bons choix avant de se lancer.
Se lancer comme freelance demande de :
Cela ainsi fait, vous pouvez vous consacrer à votre travail & activité.
D’autres questions se poseront ensuite :
Ce guide va aborder ces différents questionnements. Vous pouvez également retrouver de nombreux éléments qui peuvent vous apporter une aide précieuse sur Google ou Youtube.
Contrairement à ce que l'on peut croire, le statut de freelance n'est pas fermé qu'à un petit nombre de secteurs. De plus en plus d'activités sont possibles comme indépendant.
Le mot freelance ne représente pas réellement un statut et ne signifie rien du point de vue légal, c'est une façon vulgarisée d'appeler un indépendant. Être freelance est très différent du salariat. Il n'y a pas de lien de subordination avec un employeur, le freelance est son propre chef et réalise des prestations directement en lien avec ses clients. Les modalités et le fonctionnement juridiques et administratif d’une activité comme freelance peuvent prendre plusieurs formes.
Un freelance est autonome. Ce statut n'est pas forcément fait pour tout le monde. Il peut devenir vite compliqué si vous ne maîtriser pas bien son fonctionnement, si vous n'organiser pas bien votre travail ou ne structurer pas assez votre quotidien.
Généralement, le freelance est un auto-entrepreneur. C'est-à-dire qu'il gère seul son entreprise et ses clients. Les missions qu'il réalise peuvent être des missions ponctuelles de courte ou moyenne durée ou peuvent également durer un peu plus dans le temps avec un client régulier. Les principaux métiers exercés sont : les métiers du digital et du conseil essentiellement (développeur web, informaticien, consultant en ingénierie, consultant en management, marketing) mais aussi les fonctions support ou commerciales.
Pour commencer, choisir son statut juridique implique de pouvoir se renseigner sur les différents statuts existants. Pour cela, nous avons réalisé un guide de comparaison des statuts juridiques qui vous permettra de comprendre les différents régimes sociaux et fiscaux de chaque statut.
En effet, seule votre situation personnelle va déterminer le statut que vous allez choisir :
La grande majorité des freelances sont en auto-entreprise. Le statut de freelance auto-entrepreneur est le plus simple à mettre en place et représente beaucoup d'avantages comme : la possibilité de tester son projet et la faciliter de changer de voie. Vous pouvez également, si vous avez un projet très ambitieux dès le premier jour, d’opter pour le statut de freelance avec une entreprise individuelle, une EURL, EIRL ou encore en SASU, SARL ou enfin en portage salarial.
Suivant la forme juridique choisie, les démarches administratives ne seront pas les mêmes et vous prendra plus ou moins de temps. En tant qu’auto-entrepreneur, une journée suffit. Alors que pour les formes sociétaires, les démarches sont plus longues car il vous faudra apporter du capital à votre activité, trouver un expert-comptable pour vous aider, etc.
Les trois grandes orientations que nous pouvons vous conseiller :
Si vous souhaitez comparer votre revenu et salaire net en fonction des différents statuts, n’hésitez pas à utiliser notre simulateur de calcul de salaire freelance brut en net.
Ce tableau par lecoindesentrepreneurs.fr vous permet également de vous faire une idée rapide des différences :
La protection sociale d'un freelance dépend de son statut juridique. En tant qu'indépendant vous devrez gerer et payer vos cotisations sociales vous-même. Grace à nos calculateurs de salaire freelance en fonction de votre statut, vous pourrez en comprendre les différences et où vont vos cotisations.
Être freelance ne signifie pas nécessairement être en situation de précarité. En tant que freelance, vous adhèrer obligatoirement à un régime de protection sociale dès le début de votre activité. Même si cela dépend du statut juridique, un statut basique existe pour tous les freelances. Vous serez affiliés, comme tous les salariés, dirigeants ou indépendants, au régime général de la sécurité sociale.
Le freelance est affilié au régime de base de la sécurité sociale, oligatoire en France, même s’il ne se verse aucun salaire.
Comme n'importe quel salarié, le freelance en SASU (SAS avec un associé unique) est affilié au régime général de la sécurité sociale sur la base de ses cotisations sociales assujetties à son activité. Si aucune rémunération n'est déclarée, il ne sera affilié à aucun régime pour son activité professionnelle mais uniquement à titre personnel.
Pour plus de détail, vous pouvez consulter notre guide dédiée aux freelances dans le cadre d’une entreprise individuelle et calculer votre salaire net freelance.
Dans le cadre d’une société, le freelance sera affilié en fonction de la forme de son entreprise. Dans le cas d’une SARL, il sera affilié au régime de sécurité sociale des indépendants et dans le cas d’une SAS ou d’une SA, il sera affilié au régime général de la sécurité sociale et sera un freelance dirigeant assimilé salarié.
Pour plus de détail, vous pouvez consulter notre guide dédiée dans le cadre du statut de freelance dirigeant assimilé salarié et calculer votre salaire freelance net.
Comme expliqué précédemment, vos charges sociales en tant que freelance dépendent du statut que vous allez adopter. Dans 99% des cas : plus vous cotisez, plus vous pourrez bénéficier d’une protection sociale forte. Cependant, si vous cotisez peu via votre statut juridique et qu'en découle un salaire net plus important, vous devrez opter pour des organismes de protections complémentaires afin de mieux assurer et protéger votre vie professionnelle et personnelle.
Attention, il est important de ne pas négliger ces aspects si l’on souhaite se lancer comme freelance indépendant pour plusieurs années.
Avec le statut d'auto-entrepreneur, vous cotisez peu via un régime simplifié. Ce qui engendre des prestations sociales assez faibles et une non-indemnisation, notamment en cas d’arrêt de votre activité (faillite). Ces indemnisations seront également peu élevées en cas de maladie ou si vous devez mettre en pause votre activité. Enfin, la retraite complémentaire sera la retraite de base et donc également insuffisante.
Ces régimes proposent une protection sociale plus forte. Par conséquent, les cotisations sont plus élevées. Ce régime commence à devenir intéressant si vous le conjuguez avec des organismes complémentaires (mutuelle, retraite complémentaire et placement financier).
Le statut de freelance dirigeant assimilé-salarié est le plus complexe. En effet, ce statut peut vite devenir très compliqué à mettre en place si vous n'êtes pas accompagné d’un expert-comptable. En effet, suivant la forme juridique choisie (SAS, SASU, SARL minoritaire ou majoritaire), l'accompagnement d'un professionnel est souvent nécessaire pour optimiser votre statut et votre protection sociale. Cependant, étant assimilé salarié, vous payez plus de cotisations mais vous profitez de nombreux avantages sociaux et d’une bonne couverture sociale en cas de perte de votre emploi, de maladie ou d’invalidité à des niveaux intéressants.
Pour obtenir plus de détails sur les différences sociales de chacun des statuts, leurs avantages et inconvénients, vous pouvez consulter notre guide dédié à la comparaison des statuts.
Une fois encore, la fiscalité d’un freelance dépendra du statut juridique qu’il compte adopter. C’est là que la complexité apparaît, car elle inclut de nombreuses notions différentes.
Les revenus générés par l’activité sont imposés, soit :
Les freelances en EURL, EIRL ou SASU sont soumis à l’impôt sur le revenu. Pour finir, la modalité de calcul de la base d’imposition va varier en fonction de l’activité BNC ou BIC.
Bon à savoir : BNC (Bénéfices industriels et commerciaux) et BIC signifie "Bénéfices non commerciaux"
Ainsi, une fois les revenus déterminés, relevant de la catégorie des BNC ou des BIC, ces montants sont ajoutés aux autres revenus du foyer fiscal du freelance, puis sont imposés à l’impôt sur le revenu qui est calculé selon le barème progressif comme c’est le cas pour un salarié classique.
Si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez consulter le dossier complet disponible sur le site du ministère de l’économie à cette rubrique.
La fiscalité ne fonctionne pas de la même manière pour le régime de l’impôt sur les sociétés. Effectivement, les bénéfices sont imposés directement au nom de l’entreprise et sont calculés sur la base du bénéfice imposable puis multiplié par un taux d’imposition d'environ 33%.
Le freelance, lui, est imposé personnellement sur les revenus de son activité puisque ses revenus sont considérés comme des salaires. Ces montants sont donc ajoutés aux autres revenus du foyer fiscal du freelance, puis sont imposés à l’impôt sur le revenu qui est calculé selon le barème progressif comme pour tout salarié.
Le calcul du salaire net d’un freelance varie en fonction de son statut.
Pour cela, nous avons développé plusieurs calculateurs qui prendront en compte les différents statuts et les dispositifs optionnels (ACRE, ARCE, taux d’imposition etc.). Vous pourrez également y calculer votre tjm (taux journalier moyen).
Nos simulateurs sont les suivants :
Vous y trouverez le détail des différentes cotisations sociales et de leur répartition ainsi que celle des impôts et taxes.
Calculer son tjm (taux journalier moyen) permet à un freelance de facturer ses prestations à un tarif journalier. En effet, il est très rare que les freelances restent toute l'année dans une seule entreprise. Le tjm est une façon beaucoup plus simple de présenter son tarif à ses clients pour toutes missions ponctuelles.
Ainsi, ce tjm va ensuite vous permettre d’établir votre « salaire net freelance ». Ce « salaire net » correspond en réalité à votre seuil de rentabilité.
Il prend en compte :
Pour cela, vous pouvez utiliser notre simulateur de calcul du tjm
A noter, notre simulateur de calcul pour déterminer son tjm est réalisé dans le contexte d’une prestation à plein temps.
C’est pourquoi vous avez la possibilité de modifier les éléments suivants :
Aussi, votre salaire va varier selon d’autres critères :
Pour avoir une idée de votre tjm, vous pouvez comparer ceux des autres freelances de votre secteur. Cependant, il est important que votre tjm reste flexible. Une fois votre tjm de rentabilité calculé, vous pouvez toujours le modeler suivant votre niveau d'expérience. Vous pouvez aussi demander des conseils auprès des freelances expérimentés pour vous aider à vous situer afin d'augmenter petit à petit votre tjm en fonction de votre nombre de client et des missions réalisées.
Vous pouvez également consulter des sites comme MALT ou encore sur le site de Crème de la crème qui propose le tjm moyen en fonction de votre secteur.
Ainsi, lors de négociations avec un client, vous serez bien plus à l’aise pour justifier votre tjm. Vous pourrez alors choisir :
Fixer un tjm pertinent est important quand on se lance comme freelance.
Avoir un tjm trop bas peut avoir un effet négatif et vous faire entrer dans un cercle vicieux. En effet, vous attirerez des clients avec un tarif bas qui vous demanderont des réductions s’ils font appels à vous souvent et vous en arriverez à proposer un tjm inférieur à votre seuil de rentabilité.
Bien evidemment, il est normal de proposer un tjm faible lorsque que l'on débute ou que l'on a pas de client, mais pas inférieur à 20% au tjm que vous auriez appliqué dans d'autres cas.
Fixer un tjm élevé est généralement une situation dans laquelle on aimerait tous se trouver mais cela peut aussi avoir des conséquences négatives.
Pour vous aider lors de la négociation de votre tjm, vous pouvez vous fixer une ligne de conduite avec des règles sur lesquelles vous ne transigerez pas. Le plus important est de présenter votre tjm de façon transparente et juste pour que votre client puisse comprendre votre tarif. Sinon, il essaiera de le négocier ou vous mettra en concurrence.
Vous pourrez augmenter votre tjm au fil du temps suivant votre évolution, vos expériences ou encore suivant le marché sur lequel vous travaillez.
Votre tjm peut évoluer à la hausse grâce à des évènements que vous pouvez maitriser :
A l'inverse, votre tjm peut augmenter grâce à des évènements dont vous n'avez pas le contrôle :
Les avantages et inconvénients sont souvent propres à chacun. Néanmoins, nous avons essayé d’en faire la synthèse dans nos deux guides suivants : « Salarié vs. freelance : comment choisir ? » et « Salariés vs. indépendants : comment choisir ? ».
L’exercice d’une activité comme freelance ou d’indépendant offre des libertés appréciées :
En contrepartie, des inconvénients existent :
Il y a 15 ans, les entreprises étaient réticentes à travailler avec des freelances. Mais aujourd'hui, ce statut se généralise de plus en plus dans le monde de l’entreprise. Beaucoup de personnes, conscientes de cette opportunité et de leurs compétences, proposent généralement de travailler comme freelance, étant beaucoup moins contraignant et plus rémunérateur que le statut de salarié.